L'aube ouvre ses paupières. Cette fraction de seconde décisive renfermait beaucoup de tendresse, car il y eut rencontre, dialogue, découverte. Pourtant je sais qu'en l'autre fraction de seconde perdue, là, maintenant je ne peux pas parler du premier cercle idéalement petit, à moins de sortir de l'aube enclavée, de la contourner pour refaire voile vers les grains blonds des premiers rayons bleus de la lumière.
Premier moment
Cette étoile solitaire dans le ciel noir cherche une autre identité sous les forêts désertes. Ce qui montre bien à quel point quelqu'un l'attend. Ce sont les effets des chagrins et les premiers signes d'existence tracés en vert dans la fraîcheur de cette nuit. Comment s'appelle cette lueur bleue en larmes dans les yeux de l'étoile ? Qui écrit, qui lit ce voyage dans d'autres couleurs passagères, composé de rouges rêves réveils ? Tout un côté de leur halo de mystère forme l'espoir d'habiter d'autres sourires. Je me réveille dans un paysage d'aube, avant même de savoir à quel avant-poste isolé de la vie, j'appartiens.
Deuxième moment
Difficile de sortir de soi, dans l'écriture pleine des traces d'une île perdue. La mer matricielle a emporté la forme réalisée de l'île même, toujours en voyage entre des brisants opposés ; d'où vient, qu'en effet, sur moi le sable pur n'habite plus l'espace respirable. Et tandis que le bleu lumineux s'efface, je prends conscience avec un certain malaise, d'une division à l'intérieur de moi même ; on dirait que le point de fuite s'est emparé de ma vision et s'efforce de la séparer en deux.
Troisième moment
Je sais aussi qu'en pénétrant ainsi ce minuscule petit point lumineux, la vision s'est retirée dans les verts de l'eau avec son signe et tous les reflets de la participation subjective du regard. Elle a emporté l'émerveillement de la nature vers le vert de nouvelles aurores, et je devine confusément qu'il me faudra, un moment ou l'autre, poser les yeux sur des brumes.
D'un monde à l'autre
La mer a toujours l'eau du ciel avec elle en voyage. Mais il n'est pas possible de donner une définition précise de ce qu'est le voyage de la mer au-dessus de la perception. D'ailleurs les yeux de la mer ne sont pas explicables, ils se mettent en bleu eux-mêmes. Et le feu des étoiles les plonge dans toutes les transes. Le feu des étoiles, dis-je, bien que dans la froide lumière de la haute cité de l'aube, l'eau du ciel me fasse l'effet d'une solitude bleue refoulée, rentrée à l'intérieur, au plus près de l'immanence lumineuse.
Toutes les îles que la mer rencontre sont venues à partir de ses regards échangés avec le soleil. Nous devrions regarder les îles à la lumière de ce qu'elles savent de la mer qui les transporte plus loin que son espace mesuré.
Un être infigurable ? Un point de source innommable ? Peut-être, mais il s'agit de l'être inexploré qui, dedans vit, si bien enroulé dans sa rosée d'universel.
Chaque embryon porte en lui ses aventures de la liberté.
Une forêt qui respire n'est pas moins bouleversante que le clair chemin des îles. L'imaginaire de la forêt révèle tant de choses ! Le monde, le vrai, celui qui baigne dans un liquide d'argent.
Dans la pierre, des signes. Sous la pierre, un monde enfoui. Ainsi commence la course contre l'oubli. Ce que l'enfant en l'homme a voulu, il y a vingt ou trente mille ans, existe.
En vrac...
Si la lumière fuyait son ombre, le hors tracé ne pourrait plus la suivre.
Si je me joins à cette couleur
Par esprit d'aventure
Et pour la remettre dans le ciel
C'est une ronde lumineuse
Mais si rien n'a eu lieu que le lieu
Ce n'est plus une direction
Tout ici est palpitation, présence. Le lieu n'est pas enfermé dans une représentation. Une lumière imprécise, secrète se déplace sur les contours de l'objet pour ne pas donner tout à voir.
Les régions mystérieuses de l'inconnu prolongent et étendent leur lumière secrète dans la nuit.
la saveur du sensible naît de ce qui se voit en autre chose que le regard lui-même.
Tout n'est pas découvert, il faut ajouter un voyage de la vie à l'intérieur du corps.
La membrane fœtale est le premier écran de tous les films du monde, qu'il nous faut percer et franchir.
L'instant-fenêtre est la distance intérieure qui fait disparaître les murs.
Elançons-nous d'abord dans cette image : le bleu des îles s'orthographie en ondes sonores. Peut-être sont-elles idéalement destinées à une sensuelle immersion dans le bleu du silence, et à ce dialogue amoureux, qui jamais n'obscurcit la ligne de lumière où le ciel et la mer se rejoignent.
Quand je me suis retourné, le retentissement affectif de cet endroit avait fait cercle autour de moi, et les reflets purs de la nuit ranimèrent l'espace fugitif d'un instant, le pays d'où j'étais venu.
Mère, ma mère tu dors comme une jeune morte au creux des bras de cette forêt dont je connais depuis longtemps l'architecture de rêve et de mystère. Le cœur de l'âme, que j'entends battre ici, n'est qu'un bout de lumière dans ta courte vie et rien qu'un morceau de ciel. Mais je le regarde et le respire comme un fragment d'éternité.
Chaque être a son type d'amour.
Pour pleurer vert l'arbre se change en rivière, et la sève de son être confère elle-même une signification à la distance et à l'écoute.
Les esprits de la forêt communiquent entre eux par les feuilles des grands arbres dans un langage rêvé.
La rivière se cramponne désespérément à la lumière naissante de n'importe quel endroit de la forêt.
L'infini domaine de l'imagination gonfle ses voiles et s'agrippe à l'esprit de la nuit.
La question décisive est celle du retour vers le toujours lumineux, vers le toujours bouleversant.
Feuilles, nid, couple
C'est le point de départ
Oiseaux en vol
Migration
Très haut dans le ciel, au-dessus de l'océan noir,
la lumière blanche déploie ses rayons
aux couleurs de l'arc-en-ciel.
Le vent des sables est un creuseur de pistes et un collecteur de sons. Je le sais, parce que je me trouve du côté sous le vent, à l'extrême limite d'une longue marque, empourprée jusqu'à l'enfantine, l'antique alliance des sourires. J'attends la haute note rouge.
Ici commence l'attente impatiente d'une lumière, d'une chance. Les lignes de conversion vers le ciel s'engouffrent dans le premier soleil.
J'avais une perspective esthétique très difficile à franchir, et dès que j'eus atteint le rouge du matin, il apparut que le ciel des rêves purs de l'enfance, allait être mis à l'épreuve, dès sa première course aux étoiles.
Comment savoir jamais si l'on a interprété correctement les signes célestes ? avais je demandé au coureur d'étoiles, après avoir dessiné la trajectoire d'une très troublante clarté, mais je me rappelais dans le même instant que la mémoire des grands oiseaux était devenue un exil, ou un refuge. Et je me dis aussitôt : l'enfant en l'homme recherche il ne sait quoi de plus grand que lui. Le désir d'être autre que l'autre, peut-être ?
Avant la venue à l'être, avant ce qu'on nomme, qu'est-ce qu'il y a ? Il y a l'envie, l'envie générale de peindre le ciel de notre couleur dans le bain rouge de la première naissance. C'est ici que le monde a été donné, précédé d'une caresse pleine d'étoiles palpitantes.
Tout existait déjà au-delà de l'accessible, du lisible, du compréhensible.
L'espace réel m'importait peu ; je fus si surpris par ce voile bleu de pluie, qu'il ne me fallut pas plus de trois secondes, je crois, pour m'assurer que l'amour et l'être secret étaient des points de passage, des chemins ouverts.
Déjà, je n'étais plus qu'une minuscule tache lointaine, une idée au-dedans parlante.
Le ventre du ciel devant moi, je rentrai dedans.
Qui entre dans le monde des rêves, n'en sort jamais. Une fois pris dans une sorte d'état d'enfance, le demi-tour est impossible.
L'enfance du monde refoulée, rentrée à l'intérieur, est encore pleine de soleils à naître, incomparablement neufs. Il s'agit sans conteste d'un pays circulaire, rond, silencieux.
Chose étrange : les sables de la mer semblaient se couler dans la vague haute de mes yeux. Et sans cesse mon regard se portait vers une longue part d'enfance sur terre ou sur les eaux-mères.
Sans doute, il y a là quelque chose que l'on peut faire naître d'en haut, tout en restant plongé dans les eaux-mères de notre propre lieu de mémoire et d'émergence.
Oui, tout est là : dans cette peur de l'éphémère, dans cette peur du passage, dans ce signe de l'air ou ce souffle de l'esprit.
Si l'on veut avoir une chance de visiter la Terre à l'étage supérieur des oiseaux et des sources, on doit commencer par apprendre à libérer ce que l'on aime.
Une mer sans oiseaux essuie des rêves avec ses sables invisibles
Ne sachant plus qui elle est, ni où elle est
Puisse-t-elle être convoquée tout près des sensations pures
Qu'une seule création de ses yeux soit ôtée, un seul spasme d'infini
Et ce serait la fin de ce monde
Les routes désertes de la mer prolongent le bleu des îles.
Partir, voyager
C'est le seul rêve
C'est le seul rêve
L'île et une mer, une mer et l'île
Les deux sont indissolublement liées
L'écoute et la parole en cercle
La seule chose qui soit véritablement importante, c'est la rencontre entre cœur et image, pour qu'il y ait accord de la main et du regard. C'est pour cela, sans doute, que j'écris désormais les yeux collés en dedans sur les étendues stellaires ; pour cela, qu'un autre dessine avec la lumière et l'image une zone de passage, une mer rouge.
Tendre est la feuille de voyage
Il ne faut pas ranger notre désordre
Il ne faut pas ranger notre désordre
Le vert profond et tout le rouge donnent à boire à notre cœur.
L'ascension des verticales de la lumière énonce une mystique de l'espace.
Le regard de l'étoile a rêvé du vert, comme le dernier rayon du soleil réfracté à l'horizon.
Tout en haut, le cordon ombilical se renoue peut-être dans cette couleur de l'astral.
La mer semblait chercher ses yeux dans le ciel. Je croyais saisir un paysage à l'état naissant. Ou bien était-ce le scintillement bleuté d'une étoile qui s'énamourait entre les ondulations de la mer ?
Eclairs ! Révélations !
Ecouter et voir.
Réanimer l'esprit du lieu menacé par la fixité.
Le pur reflet de surface renferme une émotion de la lumière.
Le scintillement à fleur de mer des étoiles se forme au sein même de la trans-temporalité.
Le rêve est esprit et l'imagination est éternité.
Des lumières s'ouvrent à travers le brouillard opaque de ce film crépusculaire. J'aime imaginer que des étincelles d'âmes habitent tout près, comme au-dessus des nuages, ou n'importe où ailleurs, créant et aimant dans toutes les poudres d'astral.
Nous sommes en présence d'une immanence lumineuse qui concentre en elle une forme de transcendance. Je songe à des contrées stellaires, qui naissent de la rencontre d'une idée d'espace et de ciel au contact d'une image de sable et de soleil. Et je me sens complètement en phase avec cette notion d'horizontalité transcendante.
L'imagination poétique est une voie pour accéder à d'autres niveaux de réalités. Il suffit, pour entrer dans cette île aux mille signes, de dépasser l'opposition immédiat-éternel.
La lumière impalpable, sans forme est née d'une autre lumière.
L'interpénétration de la mémoire et de l'absence se perçoit comme réceptrice d'une spiritualité du cosmos.
L'espace visible est dans sa nature première, un espace de pensée.
L'être intérieur ou l'état poétique, porte le regard vers une sorte de néo-spatialité.
Un monde suprasensible affleure sous la surface de la mer agitée.
Comment s'appelle ce chagrin de l'aube sous la surface du soleil ? Et surtout, cet étrange plaisir que nous prenons tous à la nostalgie de l'être, qui dedans vit, si bien imprégné d'ondes profondes. Nous cherchons instinctivement dans quel premier monde nous nous sommes déjà rencontrés. Or, nous n'avons pas occupé le même ventre, même si nous sommes devenus amis, avec exactement les mêmes mots. Ce qui signifie : chacun parle son langage et chacun, par son langage, se révèle unique, irremplaçable et libre.
Dans cette approche renouvelée du réel, la respiration poésie fait corps avec un monde intermédiaire.
Comment donner un sens à l'indéfini ou à l'inexprimé ?
L'exploration nocturne de l'univers intérieur
Réactive le désir de déchiffrer l'indescriptible
Et incompréhensible figure obsédante
Du Grand Inconnaissable
Réactive le désir de déchiffrer l'indescriptible
Et incompréhensible figure obsédante
Du Grand Inconnaissable
Nous sommes dans le sillage
De l'esthétique du sublime
Et nous approchons l'absolu
Ou l'infini au-delà de la spatialité externe
De l'esthétique du sublime
Et nous approchons l'absolu
Ou l'infini au-delà de la spatialité externe
Ce noir qui coule en bleu
Sur les couleurs du blanc
Offre une vision nouvelle
Qui met fin à la rupture
Entre le clair et l'obscur
Sur les couleurs du blanc
Offre une vision nouvelle
Qui met fin à la rupture
Entre le clair et l'obscur
Le message porté par la molécule de vie
Ne peut remplir son ultime mission
Qu'en ouvrant la voie à une hyper-surface lumineuse
Effleurée par les hautes vagues de l'espace
Ne peut remplir son ultime mission
Qu'en ouvrant la voie à une hyper-surface lumineuse
Effleurée par les hautes vagues de l'espace
Le premier lieu dans l'eau solaire du matin
Transforme sans cesse en lui-même la lumière et le regard
Comme s'il s'éveillait d'une île lointaine
Transforme sans cesse en lui-même la lumière et le regard
Comme s'il s'éveillait d'une île lointaine
Le ciel de ce clair de lune mêle l'image des rêves à quelque chose d'universel. Les nuages sont totalement et merveilleusement absorbés dans les clartés d'une avant-aube. Ils se confondent avec des visions de navires volants. Et il n'est plus rien dans l'invisible construction que le rêve d'un retour aux origines.
Il est dit dans les chants
Que la nuit a précédé le jour
Et comme tout ce qu'ils disent est vrai
Quand on le regarde par transparence
Le noir sublime à la lumière
Que la nuit a précédé le jour
Et comme tout ce qu'ils disent est vrai
Quand on le regarde par transparence
Le noir sublime à la lumière
La nature est peinte de plusieurs couleurs, mais le centre de la lumière avait absolument besoin d'être noir. Il se peut aussi que ce noir soit un passage douloureux qui nous permettra de traverser les nuées. L'idée fit tout de suite son chemin. Des mains empressées la saisirent.
Quand on le regarde par transparence
le noir coule en bleu
toujours en bleu
en bleu toujours
dans tous les ciels
dans les mots étoile
dans les mots île
dans les mondes entiers
Peut-être s'agit-il ici de cette fusion mystique des contraires, qui est en effet une aspiration au grand Être. Ce point de fusion, où il est dit d'abord ceci, que tout est en un.
L'aurore aux larges sourires est cependant moins brillante
Que l'ondoiement de la mer nocturne et matricielle
Que l'ondoiement de la mer nocturne et matricielle
Dans l'espace de la nuit
Se trouvent réunis
La source de la mer
Et les terres bleues
De la musique
Se trouvent réunis
La source de la mer
Et les terres bleues
De la musique
Je suis passé quelques fois, le soir, devant le lac de la lune, tout attentif et impatient d'une présence. Une clarté argentée s'agrippait à la paroi humide des nuages. Le clair de lune intense éclairait en plein la silhouette de l'unique point éternel de la nuit qui, chose curieuse, paraissait lui rendre sa provision d'invisible.
Nuits couleur de sable qui vous immiscez intimement
Dans la couleur de lumière des mers inconnues
Toutes les approches guident en vous et par vous
Tous les chants d'innocence des îles innommées
Le vent calme dans le bleu de l'aube s'est tu.
Où est l'image présente ? En nous ou en dehors de nous ?
Où est l'image présente ? En nous ou en dehors de nous ?
C'est une rivière noire et d'or que les mers blanches de l'espace n'ont pu retenir.
Au commencement des commencements, à l'origine des origines, la lumière verte de la forêt marine baignait dans un immense bleu.
Les navigateurs de l'infini ne songent qu'aux intuitions pures, et, au-delà de la nuit froide des étoiles, à l'aurore de vie, médiatrice elle-même entre notre monde sublunaire et le regard vrai, vivant et profond d'un royaume de la pierre au centre de la nuit incréée. la plus belle des constellations est celle où ils ne sont pas encore allés. Et ainsi, un chant d'étoile s'ajoute à d'autres, pour faire un langage de l'être sublime.
Dans leurs récits, les hommes de rêve sont allés au-delà de la galaxie du Triangle. Mais, sommes-nous certains qu'aucune race de l'espace n'a jamais été vue pendant le voyage ? Cette nostalgie de l'univers mystérieux est héritage des voyageurs, des expérimentateurs, des aventuriers.
C'est donc très profondément, peut-être tout au fond de la mer phosphorescente et jusqu'à l'autre bout de la galaxie, ou peut-être plus. La lumière peut venir de partout, plus loin que la porte bleue de l'espace ou les sept rayons de l'un. Plus loin qu'une forme de vie intelligente dans l'espace, peut-être même plus loin que l'au-delà du visible, ou l'incommensurabilité.
Puis lentement, presque imperceptiblement, une impulsion irrésistible me force à me retourner. Je le sens, quelque chose se passe derrière moi. Je n'en suis pas certain, mais il me semble vaguement qu'une immensité d'ombre noire s'est retirée dans un lieu sauvage, inaccessible.
Que ce soit ou non, un glissement en direction d'une sorte d'espace transitionnel, un fait demeure indéniable : je remonte le labyrinthe personnel de rêves et de désirs dévorants, qui mène jusqu'à la frontière de l'inconnu.
Le vent nocturne injecte dans notre ciel de naissance le mystère total de la vie et de la mort.
Je n'accepterai jamais l'ère du regard froid inaugurée par la mort des mers.
Je n'accepterai jamais la révélation de la mort, insupportable, de ce que j'aime.
L'esprit de la couleur voyage entre l'inquiétant et le merveilleux.
L'œuf cosmique émerge soudain dans un éclair aveuglant.
Il y a une multiplicité de mondes, et la nuit est ronde comme la coque lisse et noire d'un sous-marin. Pourquoi meurt-on dans ce couloir des ombres, sinon pour mieux se transporter ? Tout le réel n'est pas forcément matériel. Le monde ne s'arrête pas ici et maintenant.
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