Les voyageurs croient tracer eux-mêmes leur route, les yeux fixés sur leur étoile.
Ils n'ont jamais regardé que l'étoile née d'eux-mêmes dans cette merveilleuse coulée d'argent.
Un moment le sable plat et humide
et ce nuage d'une neige de cristal
se sont touchés au plus haut.
et ce nuage d'une neige de cristal
se sont touchés au plus haut.
Ils n'ont jamais soulevé qu'un coin de lumière soudainement aspiré par le sable.
Pourquoi cette odeur de vent et de planète plutôt qu'une autre ?
La fraternité avec les grands courants d'étoiles est essentielle.
Les enfants de ce royaume pénètrent dans le monde en nageant.
Et comment ils parviennent à cette mer de nuages, tout cela reste un mystère.
Est-ce que les poètes et les visionnaires ne devraient pas réussir là où les autres n'y sont pas parvenus ? La fascination pour la beauté de mythes a donné naissance à un langage merveilleux de combien d'autres ombres, de combien d'autres couleurs.
Cet autre que nous, nos ailes dans leur vol le dessinent peut-être.
Et alors, soudainement, un minuscule petit point vivant voyage
de planète en planète, semblable à la fraternité galactique à laquelle il est mêlé.
de planète en planète, semblable à la fraternité galactique à laquelle il est mêlé.
Que ce soit vers le ciel, que ce soit vers la mer, il y a partout des étranges paysages à découvrir.
Je ferme les yeux pour ne pas effacer de ma vision
l'image de la barque-main enfouie à la surface des bleus indécis.
Les précieux gardiens de la Terre ont un sourire doux.
l'image de la barque-main enfouie à la surface des bleus indécis.
Les précieux gardiens de la Terre ont un sourire doux.
Les lointains intérieurs culminent dans ce voyage immobile.
Peut-être est-ce la forme à l'état nu et pur d'un ressenti de l'autre monde
ou de la première création ?
ou de la première création ?
Le mot île est un tout autre mot qu'à l'extérieur,
quand on l'écrit avec les yeux, comme une couleur venue de l'étoile.
Depuis son arrivée, elle baignait dans une lueur douce, tendre comme un baiser.
Sa forme était celle d'une île-corps en harmonie avec les parallèles des vagues.
C'est une blanche voile penchée sous le vent qui me l'a dit, en trébuchant
contre le fond d'un éclat de lumière.
L'air silencieux sur les verts mouillés de la rive me met à l'aube de la grande Île.
Il n'y a rien de troublant dans l'eau de mer, excepté de savoir d'où et comment elle est apparue. Et nous savons déjà au moins une chose, c'est que la mer est l'eau qui s'unit au ciel, parce que le ciel s'unit à l'eau dans la mer.
Si la mer est la répétition sans fin d'elle-même, c'est pour nous relier à une puissance immanente.
L'espace est sortit de lui-même pour prendre le relais de ces plages lointaines.
Le firmament est vu avec les yeux du corps et les choses les plus simples s'avancent vers nous. Nous avons le ciel, tout le ciel pour nous inventer autre chose et pour parler notre voix. Il nous faut explorer plus loin, chercher sous la trace même d'autre chose ce mystère, ce secret. Le ciel corporel se situe au premier rang, mais conjointement avec d'autres.
les surfaces matinales s'agitent, seulement en cette région des sources, parce qu'elle le veut.
Tous les chercheurs de mers sont à la fin de leur voyage revenus à leur commencement.
D'une voix qu'ils voulaient faite pour les lignes de fièvre, chacun s'écriait : Si j'étais île, j'irais ailleurs. Or, l'autre monde, c'est celui-ci !
D'une voix qu'ils voulaient faite pour les lignes de fièvre, chacun s'écriait : Si j'étais île, j'irais ailleurs. Or, l'autre monde, c'est celui-ci !
Je suis maintenant sûr que chaque bord de route, chaque bord de mer vit sa solitude, sa liberté.
Dès l'instant où l'on s'installe sur le territoire de l'étrange, l'attrait de l'inconnu nous agrippe par l'émotion des mots. C'est émotionnel, affectif...ça participe de la magie.
Je regarde en silence le long miroir éclairé de l'eau dans les profondeurs si totalement et si merveilleusement habité par des rêves.
Dans l'état de rêve, il n'y a pas la nuit et puis le jour, il n'y a qu'un minuscule point de vive lumière noire par-delà toutes les distances gravées en jour, nuit, jour.
Les merveilleuses traces de vol dans ces nuages me donnent à comprendre que les clartés du matin sont liées par un fil conducteur commun : l'amour du soleil.
Qu'est-ce donc qui les feraient se lover, se creuser comme la mer, un nid de plumes, le ciel ?
Une voix chuchote... quelques secondes encore et le plus originel, le plus pur va naître d'une mémoire intime et immédiate.
Je le pressentais : il y a un axe invisible, une vie secrète de l'arbre. Mais peut-être ne sais- je plus entendre car, d'un seul coup, je le perds et, comme un noyé dans le rouge amniotique, je glisse vers des formes fœtales et dispose mes respirations libres de façon à revenir vers mon point de départ.
Dans la forêt les arbres dorment.
J'aime imaginer qu'ils rêvent dans une prairie d'étoiles.
La lumière naissante du vert entend leurs respirations mêlées.
Elle seule, peut-être, connaît les passages secrets dans la forêt.
Au bout de quelques secondes, ou était-ce une poudre d'astral ? J'eus l'impression de me trouver dans un repli de l'espace. Et je pensai : Me voici dans une idée-image, juste le temps d'un rêve, d'une utopie d'où s'exhale encore la voix si personnelle d'une étoile dans l'île. Et il me sembla, à ce moment-là, voir dans les yeux de l'aube un silence mauve s'emplir de bleu.
Je croyais avoir attendri seul de la couleur, mais une voix était là, qui avait soulevé l'écho d'une autre, qui elle-même avait soulevé l'écho d'une autre, qui elle-même... ainsi de suite, jusqu'à l'instant -fenêtre qui me revenait.
Il est établi que le temps pur dans l'île de la forêt est ce chemin
où l'on se perd pour primitivement mieux se retrouver.
L'autre est totalement nouveau.
Le chemin de ta nuit s'écrit comme un poème.
Là où il y a deux êtres et l'amour,
il y a un chemin de lumière.
Prélude à l'harmonie native des regards.
Prélude à l'harmonie native des regards.
La respiration poésie est pareille à ce vent voyageur
qui vient d'un autre pays inscrit dans l'aube de la nuit,
qu'on retrouve dans le rêve des forêts.
qui vient d'un autre pays inscrit dans l'aube de la nuit,
qu'on retrouve dans le rêve des forêts.
Derrière les mots, il y a des mots
Qui traversent la nuit et atteignent l'aube
Avant d'aborder une île déserte, présente à l'état de trace
Sur le sol de sable, on aperçoit, toujours à fleur de jaune
Le poème qui n'est pas encore écrit
Qui traversent la nuit et atteignent l'aube
Avant d'aborder une île déserte, présente à l'état de trace
Sur le sol de sable, on aperçoit, toujours à fleur de jaune
Le poème qui n'est pas encore écrit
L'obscurité de la forêt et la vie des étoiles sont intimement liées. Ce qui montre bien à quel point les voix étranges et douces des étoiles appellent ailleurs, dans le dessous de la transparence de l'air, de la lumière, de l'eau.
Notre parcours dans la forêt est fait d'instants et d'espaces, dont l'œil profane ne capte pas toute l'étendue universelle. Le lointain et l'inconnu forment une ronde autour de la forêt verte et sombre. Mais il y a aussi quelque chose de plus profond, quelque chose nous serre encore plus fort. Comme on aperçoit un étrange réseau de communication, le cordon des bras de la forêt, pour qui le découvre, serpente jusqu'aux horizons indicibles. Et nous savons bien ce que les voix de nos étoiles à naître chantent au-dessus de nous. Toutes les verticales du feu convergent. Toutes ces corrélations lointaines n'ont qu'à ouvrir l'aurore et le chant et c'est l'éclat d'une étoile nouvelle, une autre ensuite et une autre... Elles sont telles que nous les rêvions pour cette longue errance faite de crépuscules magiques d'ombres lunaires. Ici commence un étrange pays à la croisée des pluies du dedans. Voie clarté du vert au fond des verts, donnant accès à la brillante lumière astrale qui parcourt le monde et les univers.
Les hommes avaient toujours rêvé d'une île de soleil et d'une grotte humide afin d'établir une liaison entre la terre et le ciel, entre la vie et l'au-delà. Puis une fenêtre dessina son rectangle clair, peut-être même une jeune mer, peut-être même aux yeux bleus, mais dont la forme essentielle était l'envers, l'ailleurs intégral du lieu géométrique, où elle s'était inscrite comme une simplification de l'infini. La surface du ciel inspira profondément. Un souffle la soulevait doucement, comme s'il essayait de la libérer de ses liens. Alors les hommes se sentirent au cœur de la Voie Clarté, comme de jeunes frères d'infini, autour desquels tout était correspondance entre la mer, le ciel et l'inexprimable et mystérieuse île d'émeraude.
Les hommes d'autrefois parlaient aux animaux et aux arbres. Ils étaient ceux-là dont on disait qu'ils cachaient des messages sous le sable, en y précipitant leur goût de vivre autre chose, et puis la somme, le concours de tous leurs imaginaires. Les peintures et les gravures dans les galeries profondes, en présence les unes des autres, parlaient, se parlaient. Une famille de lumière se dévoilait peu à peu, même si la vie lumineuse de chaque dessin-message ne savait pas encore qui était l'autre, ni pourquoi il était ici. Ces hommes ont cherché au-delà du visible les entrées du monde extérieur. Et rien d'autre n'importait maintenant que le rayonnement de lointaines galaxies cachées dans les profondeurs du cosmos.
Ils étaient épuisés par leur route et ne tardèrent pas à trouver un endroit où se reposer. Le vent se dessinait en vert sur la chair humide de la grotte. Ils posèrent sur les images des parois des profondeurs des regards pleins de surprises. Puis ils se dirent que rien n'était exclu de cette grotte-temple : l'homme, l'animal, la plante, la pierre participaient à la même aurore-lumière. Ils posèrent une main sur la part de vert clair restée intacte et, de l'autre, enroulèrent leurs corps autour de leur poème pour mieux retranscrire une complète délivrance.
Le marcheur cherche un soleil, et s'il cherche un peu plus loin, à peine, il trouve l'unique territoire : celui de la quête.
La poésie est ce qui restitue, partout où se porte son regard, l'étendue inexplorée la plus vaste qui parcourt le plus minuscule petit espace de l'objet. De quoi s'agit-il ? Tout est en intelligence, en connaissance et en recherche. Il suffit de croire cela, d'y croire vraiment pour que l'infini de la Terre englobe tout à la fois le divin et l'humain, ainsi que l'ensemble du cosmos. La restitution de l'harmonie originelle se poursuit dans chaque acte de la poésie.
Il existe un petit point brillant dans les préparatifs de la couleur noire
à partir duquel s'en-bleuissent les longues nuits.
J'examine la présence de cette ombre brillante.
Quelque chose apparaît qui n'est ni spatial, ni temporel.
Maintenant je la regarde et la respire
Comme une raie de lumière détachée de l'espace infini.
Comme une raie de lumière détachée de l'espace infini.
Cydonia ou le retour aux étoiles
Nous sommes les ancêtres du futur. La recherche d'une destination inconnue nous habite et nous obsède. Pourtant la peur de l'inconnu s'interpose entre nous et le franchissement de l'ultime barrière. Un chant d'étoile étrangement inexploré habite nos rêves. Un chant inouï venu on ne sait d'où. Car nul ne sait de quelles merveilles il est le gardien, au-dessus de l'ombre bleue de la Terre.
Quelque chose ne cadre pas dans notre course aux étoiles. De quoi avons-nous rêvé ? Qui se cache derrière cette promesse du ciel ou des ciels ? Si le rouge pâlissant de Mars nous invite et nous attire de l'autre côté de notre position initiale, il se peut aussi que le clair et pur attachement à la Terre amie et mère chasse le goût sauvage de la planète étrangère.
Un monde différent et mystérieux se dirige vers tous ceux qui agrippent les bords de cette voix des étoiles, silencieuse et secrète. Malheur à ceux-là qui l'approchent de trop près. Quiconque a perdu son point de départ sombrera dans le noir sidéral absolu. Et je reviens sans hésitation à l'idée selon laquelle il n'existe qu'une seule et unique vraie Ithaque de notre vie. Une clarté argentée s'agrippe à la paroi humide de ses nuages et reproduit une sculpture transparente de la Terre de notre voyage.
Le trou dans les nuages, puis le franchissement
Et ensuite ? Les minutes dans les minutes infiniment
Et le premier million d'années
La pensée de la source, de toutes les sources s'enroule à nos rêveries
Chacun rêve d'être la source et celui qui mord la source
Il fait bleu de pluie sur les ailes des oiseaux
Un nouveau souffle de vie traverse la cité de l'aube de part en part
L'unique réel qui puisse s'accomplir dans l'imaginaire
C'est celui de l'oiseau dont tout l'être est un appel à l'autre face du ciel
C'est celui de l'oiseau dont tout l'être est un appel à l'autre face du ciel
Une étincelle de lumière douce et inquiète
Hante les lieux inventeurs de l'idéal.
Des larmes gonflent les yeux bleus de l'aube
Les nuages roulent à travers tout ce degré d'absolu
Et dans tout le ciel l'eau de pluie pleure
Heureux celui qui sait tous les noms d'îles, tous les noms d'ailes qui ont fait cercle autour de lui.
Ce matin-là, l'archer de l'aube se mit abruptement sur ses pieds et écarta ses quatre membres, et ses quatre membres écartés formèrent une croix. La croix se détacha sur le vif argent. Et peut-être serait- il monté avec elle dans les brumes, jusqu'à l'état de vision ultime, si la pulpe d'une étoile n'était tombée de son rêve. L'utopie absolue de la coexistence harmonieuse était née. Cela est l'énigmatique, le mystère des directions de ce monde. L'alliance harmonieuse du signe et de l'image, de l'esprit et de la matière. Voici la perspective utopique, l'espoir d'accéder aux résonances des mers de l'espace où tout se regarde et où tout se respire.
Les yeux fixés sur le ciel ouvert devant moi, je regardais cet oiseau qui traçait son chemin d'aube sur le bord des nuages. Je parvenais à distinguer nettement chaque détail de ses ailes, et même les traces des vents de l'espace m'étaient visibles. Durant un instant, l'oiseau d'aube parut confiant, puis il dit : ces hommes et cette terre et leurs dieux étoilés ne sont qu'une enveloppe passagère qui entoure l'ultime et parfaite beauté. La Terre d'eau fleurie, c'est à peine s'ils la reconnaîtraient, tant les rondes d'enfants l'ont entourée d'énergie spirituelle.
L'inouï qui est survenu ici a scellé l'union intime et constante entre les eaux de la nuit et l'effort de lumière de la pierre.
L'être qui dedans vit, s'engendre lui-même avant d'être engendré. Ensuite de quoi, il lui faudra affronter ce monde coriace, accepter ou refuser d'être ce qu'il est, et chercher une direction parmi les matériaux épars. Une impossible innocence ?
Nous sommes ensemble depuis cinq minutes, et depuis cent mille ans
la bouche de l'enfance est différente pour avoir l'aube mouillée
avec la seule envie de mordre le soleil la tête enfouie sous l'oreiller.
Un mot sur la page, comme une île à la mer :
Les deux sont caressés par les yeux et l'espace est changé.
Les deux sont caressés par les yeux et l'espace est changé.
Quand, comment écrit-on ?
L'entrée émerveillée dans le champ maternel des mots est inexplicable.
L'entrée émerveillée dans le champ maternel des mots est inexplicable.
Les mots sont des êtres vivants qui se promènent partout dans l'espace. Quelques-uns seulement, très rares, sont déjà d'une autre chair. Et comment ils parviennent à cette écriture dans l'illimité, l'insaisissable, tout cela reste un mystère.
Une rivière a reflété la douceur des larmes d'une étoile.
Il y a des lumières qui pleurent en se jetant dans l'inquiétude et le merveilleux des miroirs.
Le monde invisible, en tant que tel, ne nous est pas accessible.
L'exactitude poétique, oui.
L'exactitude poétique, oui.
L'invisible qui se déverse dans le visible est un soleil qui éclairera tout.
Il est naturellement plus facile de mettre des mots sur la dimension matérielle des objets, que d'aborder la question de l'existence métaphysique.
Si le temps est pour lui-même sa propre signification, l'espace n'est pas à lui-même sa propre destination. Celle-ci ne sera atteinte qu'une fois traversée l'épreuve nocturne, mystique, astrale.
Naissance - Aboutissement - Départ
La conjugaison des chemins de l'aube sépare et unit à la fois l'aboutissement et le départ.
L'horizontalité lumineuse nous rapproche de la présence la plus intime du paysage.
Il y a en chacun de nous l'éclat et le rayonnement de quelque chose, qui est au-delà de nous.
De loin en loin, les enfances de l'homme ont dessiné des paysages métaphysiques.
Et ainsi un chant d'étoile s'ajouta à d'autres pour faire un langage de l'être sublime.
Et ainsi un chant d'étoile s'ajouta à d'autres pour faire un langage de l'être sublime.
Les hommes, par leurs voyages et leurs récits, convergent sur les myriades d'étoiles dont ils ignorent tout ou presque. Ils sont orphelins d'Algeneb ou d'ailleurs. Et nul ne sait ce qui ramène au jour l'image invisible de cet oiseau céleste au sommet de l'arbre, à mi-chemin entre le monde des astres et le monde d'en bas.
Dans des forêts lumineuses et au bord des lacs les plus purs, nous nous sommes aventurés sur des chemins buissonniers à la recherche d'un espace d'errance. Notre clarté d'étoile, c'était notre peur de n'être pas compris. Le poème est dans cette clarté primitive. Il doit y explorer un rêve disparu devant la réalité.
Nous sommes des étrangers et des voyageurs sur la terre. Les uns conduisent le monde, les autres sont venus de nulle part, mais ils se font lieu pour l'autre et donc, d'un plus bel être au monde.
Nous ne sommes pas les propriétaires de la Terre. Nous devrons nous adapter en permanence à cette variation des lignes de force de la nature, ou sinon disparaître.
Une sphère étrange s'approcha de sœur notre mère la Terre et lui dit ceci : Tu n'es pas née dans cette brume bleue. La vie s'arrête avant. Tu as été exilée d'une autre galaxie. Ce que je sais, répondit notre mère la Terre, c'est qu'il n'y a pas un lieu de la naissance, mais plusieurs. Et une grande soif d'intériorité sortit de la bouche du ciel plus limpide, plus unie encore.
D'où sommes nous et de quand ?
De combien de vertiges absolus greffés sur notre peau ?
Nous sommes les poursuivants et les poursuivis de la Vie.
De combien de vertiges absolus greffés sur notre peau ?
Nous sommes les poursuivants et les poursuivis de la Vie.
Etrangement, il ne reste rien ou presque rien, de ce que nous avons imaginé ensemble. La région de la rencontre créatrice qui entourait jadis la Terre est aujourd'hui totalement désertée. Alors nous nous trouvons devant un vrai mystère. D'où sommes-nous venus ? Où est notre pays ?
Rares sont ceux qui conservent la mémoire d'un temps fabuleux, d'un Âge d'or. Quelques êtres seulement ont entrevu l'éveil de la vraie nature. Ils poussèrent la porte verte du jardin, déclenchant ainsi quelque chose d'extraordinairement impressionnant. Mais, ce que je n'arrive pas à comprendre, c'est pourquoi d'autres s'emploient à remettre les actes du rêve en ordre. Si les plaines, le désert et les forêts tendent à devenir comme on les voit, cela donne pleine raison à leurs calculs. Il m'est impossible d'entrer sans chagrin dans leurs préceptes hostiles. Le très vivant chagrin du feu d'artifice des imaginaires et de la créativité.
Les hommes qui ne sont pas capables d'infini sont incapables de créer.
Rencontrer ou ne pas rencontrer l'écho de ce que l'on a été, de ce que nous sommes et de ce que l'on ne peut plus être. Découvrir ou ne pas découvrir la brève image vivante et morte à la surface du corps. La brève image nue et froide de l'inéluctabilité de la mort du feu, qui se prolonge et s'épuise en une fraction de seconde.
La question essentielle est en permanence : réveiller ou refouler le territoire de l'imaginaire.
Le chemin de la vie est obligé de se battre. Avec un but, un seul : relier enfin le visible et le non visible.
Il n'y a plus de haies ni de clôtures, notre rêve a ouvert des possibilités de nomadisme.
Là où les autres dorment, il y a l'ancrage de l'ombre, parce qu'ils se sont enracinés dans la friche de la mégalopole assourdissante.
La mégalopole génère des lieux d'exil qui mettent à mal l'entrecroisement dramatique du visible et de l'invisible.
Une pluralité de chemins danse dans la main et cependant le sentiment d'harmonie est très vague. Cette nostalgie de l'univers mystérieux est héritage des voyageurs, des expérimentateurs, des aventuriers.
La mer c'est du ciel en devenir.
Comment s'éclaire mon île si je n'ai plus de mer ?
Toute l'île est le fait de ce "bleue à bleu".
Comment s'éclaire mon île si je n'ai plus de mer ?
Toute l'île est le fait de ce "bleue à bleu".
Qu'est-ce qu'une île si elle n'est qu'un regard et non un être ?
Intérieurement et extérieurement la même, toute île est en danger.
le point devient lieu.
Intérieurement et extérieurement la même, toute île est en danger.
le point devient lieu.
Jamais l'une sans l'autre, ombre et lumière se répondent.
La lumière mobile des nuages secoue des bleus.
Qu'est-ce que cela ? C'est une caresse du vent
mise en elle, afin que naissent des douceurs de l'air.
La lumière s'agite.
Le voyage a commencé.
Le vent lui fixe mon chemin.
Changement de cap : la vraie vie idéale est au-dedans. Comprenant cela, je perçois aussitôt qu'elle répond au désir de la poésie qui participe à l'intégration du blanc dans le noir, de l'immatériel dans la matière.
C'est à l'intérieur du corps que se déroule le mystère physique et où tout est en échange, en connexion avec le cosmos vivant.
Je suis des périphéries
Je suis sans effet de frontières
Je suis des horizons lointains
Je me transporte ailleurs
Je me déplace autrement
Tout est dans les rêves, dans un seul rêve,
celui qui n'a que notre regard au monde
et que nous caressons par les yeux,
comme une image momentanée de l'éternité.
celui qui n'a que notre regard au monde
et que nous caressons par les yeux,
comme une image momentanée de l'éternité.
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