semblable à une pulsion amoureuse très douce et sensible.
Si j'avais au départ une nébuleuse assez précise, j'ai dû constamment improviser.
Parce que l'action des idées est au dehors et parce que le silence intérieur est au loin.
J'ai longtemps regardé ma feuille de voyage avant de trouver le chemin dans l'écriture.
Par un ciel d'encre, j'ai aperçu de minuscules cristaux
tournant en rond dans l'espace comme pris de folie.
Avais-je la moindre chance de retrouver la trace de l'émerveillement infini ?
C'était comme de vagabonder avec des êtres fantastiques dans les couloirs de l'intermonde,
ou peut-être même, davantage, comme de concevoir le rêve d'une fusion dans l'universel.
Quand toute surprise émerveillée de bleu, de gris, d'argent est inexprimable.
Quand les étoiles nous regardent et quand nous regardons les étoiles.
Quand l'ordinaire des jours rompt les amarres.
Quand le bleu éclaire la nuit.
Quand les dunes sculptées par le vent épousent la surface de la mer agitée.
Quand les ailes du vent voyageur nous rejoignent, sur terre, pour nous enlever.
Quand la solitude nous projette dans ses chemins hasardeux et confus.
Quand la lumière du ciel meurt bleue noire.
Quand la circulation libre des rêves vient nous faire partager ce qu'elle aime.
Et quand l'expression toute simple d'une larme du quotidien approche au plus près l'énigme de l'amour.
Quand les profondeurs fictives du sommeil oscillent sans cesse de la bourbe à la clarté
Quand les grottes souterraines retentissent d'étranges musiques.
Quand la nostalgie du grand territoire nous hante et nous accompagne.
Quand le travail du sculpteur dans l'atelier est une expérience ou une action.
Quand les mots-images pleuvent de partout.
Quand le point invisible de la cellule initiale plonge dans le secret de son temps martien.
Quand l'attente d'une lumière, d'une chance s'élance vers le lieu de l'Autre.
Quand la lueur alternativement jaune et rouge du phare éclaire la route des naufragés.
Quand une île orpheline de la mer cherche la main du ciel, une direction.
Quand une planète, seule et perdue, assiste à la ronde inéluctable de ses débris spatiaux.
Quand la peur d'être oublié dans la grande nuit nous rappelle qu'il n'y a pas de blessures légères.
C'est quand il fait noir, c'est quand il fait peur que les îles se relient entre elles, les étoiles aussi.
Et je nageai dans le ciel vers l'infini
Pour y planquer mon île, ma chambre, mon dessin.
Je me souviens de toi mon île sœur.
C'est en toi que s'est incarné mon chant libre.
Que rien de tout fait ne nous est donné.
Avec notre chemin, notre point de vue, notre vérité,
Qu'avons nous fait pour le monde ?
Et il nous faut la rendre complètement.
Sans savoir la clarté située à des millions d'années-lumière de son sanctuaire.
L'autre rêve des étoiles
L'endroit précis où le ciel et la terre se rejoignent peut être un lien mais aussi parfois une barrière.
Ne voit-on pas qu'il faut changer la ligne d'horizon ?
La voix des étoiles est celle de l'Être unique, qui unit dans une même signification l'Être et la Matière.
Je reconnais cette écriture de la lumière déjà incluse dans la pénombre crépusculaire.
Il me faut atteindre les surfaces verticales de ses hautes vagues au langage clair.
La Matière apprend les chants de l'Être, et l'Être c'est l'Infini.
Un fil presque imperceptible lie les deux voyages, dont il partage la vie d'errance.
Il se peut qu'un jour, à l'autre bord du ciel, tout un peuple d'étoiles décide de réintégrer le lieu de sa naissance.
L'espérance de tous les actes qui nous sont possibles, n'aurait elle pas pour origine, au lieu de "l'au-delà" : Tout de Suite ?
Ukraine !
Ce sont tes racines de terre et de chair
Qui conduisent la course
De tes chemins de la liberté.
C'est ainsi que des hommes ouvrent grands
Tes yeux et ton cœur.
Les assassins de raisons et de vies
Savent-ils encore
Que le cœur de ton âme existe ?
Leur déluge de feu et d'images d'atrocité
Se répand comme un fleuve d'ombres.
Ukraine !
L'aube bleue verse une pluie d'étoiles
Qui atteindra la haute note jaune
De tes blés lunaires.
C'est le cœur de ton âme
Avant la naissance
Qu'on entend battre ici.
L'art fait partie des armes de résistance.
Tout est à faire par les mots du poème.
Et tout est à dire par les actes de la poésie.
Regardez comme il est dangereux de venir au monde.
Regardez comme on conduit la course des meurtriers du monde et de la chair.
Tout peut être changé de ce que nous sommes et faisons,
ou bien c'est à désespérer de tout.
Voici revenu le temps des assassins !
L'arme de l'art sera notre seule, unique et vraie trajectoire
d'espoir face aux totalitarismes.
Un cœur qui change est habité de mots.
Et les mots transforment sans cesse les idées.
Et le voyageur veut les saisir, à chaque instant, toujours différentes.
dans ce foutu poème surpeuplé de semeuses d'ombres.
La libre expérimentation des idées est la seule solution.
Dans le mot anarchie, il y a une soif irrépressible de vivre et d'aimer.
Surtout ne jamais rentrer dans les ordres, dans les rangs.
En périphérie, toujours, l'anarchie est écartelée entre l'ordre et le désordre.
Il n'y a qu'un seul vrai rapport à la vie de la pensée,
c'est la recherche personnelle et indépendante de la vérité.
Il faut toujours se dire que nous vivons d'inédites secondes.
Chaque homme est le premier homme.
INCESSAMMENT
L'étrange habite ce monde dès le premier regard vers le ciel. Celui-ci entend le lumineux, tandis que celui-là regarde l'obscur. Et toujours, de toute façon, c'est déjà le ténébreux qui s'exprime, c'est la chair du monde soumise aux reflets sombres des anciennes contrées magiques. Mais c'est aussi la fulgurance des éclairs, qui se veut nimbée de mystère, qui se cherche au-delà de l'ailleurs, comme au-delà de l'ici, qui projette de voyager l'enfance de toutes les enfances.
Je n'ai jamais pu quitter l'émoi de l'enfance sans espérer revenir à une parole intacte de mondes.
Plus j'y réfléchis, plus il me semble que le visage de l'aube
tendu vers ce point de source éternellement brumeux,
commence à entrouvrir une forme non-forme
en lieu et place de la structure prédéterminée.
C'est là qu'apparaissent les bras amoureux de la forêt,
mais tout ce qui se trouve autour de moi s'effondre dans des fossés boueux.
Les feux de la chambre nocturne de l'inframonde sont merveilleusement plus séduisants
que la lumière annonciatrice de l'aube.
Où s'arrête le rêve d'une pénétration dans l'Univers Total ?
Où s'arrête le secret des sources ?
Où commence la Grande Lumière d'un disque solaire ailé?
Il n'y a pas d'amour absolu, et qui saurait prononcer cet accord initial pressé de s'affirmer ?
Ce ne pouvait être que l'éclat phosphorescent des diamants de sable.
Le monde sans l'Autre ne respire pas, il n'a pas d'être.
Que s'est-il passé entre l'origine et l'extrême ?
Quelque chose manque.
L'Autre, un autre Temps peut-être.
L'absence de quoi ? De la distance ?
C'est à quelle heure la communication ?
Derrière les émotions diverses de notre puissance de vivre, se cache le premier instant de la première rencontre - mais d'abord le sentier de la quête est proposé, jamais imposé.
Panthéisme et Poésie philosophale
Tout reste à découvrir dans l'incohérence harmonique des phénomènes de l'apparence.
Il suffit, pour entrer dans cette île aux mille signes, de dépasser l'opposition immédiat/éternel.
Chaque être a sa relation d'amour : pour pleurer vert, l'arbre se change en rivière,
mais le mouvement qui l'habite relève davantage de la vitesse que de la direction.
Il y a dans chaque individu une parole intacte de mondes.
C'est pourquoi chacun est important.
Mieux : chacun est essentiel à l'autre.
Je veux parler métaphysiquement de l'existence de quelque chose d'autre qui s'ajoute aux éléments.
Le chemin d'une idée visuelle s'apparente à celui d'un instant-fenêtre aux abords de la nuit.
L'identification précise est en quelque sorte notre prison d'esprit.
Il y a quelque part dans ma vie un bleu de ses yeux où je n'ai ni passeport, ni papiers, ni portefeuille.
La nuit reste le seul moyen infaillible de découvrir la terre.
Je veux dire qu'elles alternent dans la tragique aura des voix de ce monde.
La peur d'être seul dans la grande nuit est justement là où habite l'absence.
Les hommes qui refusent obstinément l'idée de Dieu
se découvrent incapables de se délivrer de son absence.
Nous ne savons pas qui nous sommes, où nous sommes de l'enfance jusqu'à l'âge adulte.
Nous sommes tous préadaptés à un invisible voyage.
Où ? Comment ? Dans quelle circonstance ?
Là encore, aucune réponse n'est possible.
Les rapports entre l'art, l'amour, l'absolu sont toujours très étroits.
Aimer quelqu'un, c'est découvrir les rapports de sa propre puissance et de sa propre fragilité.
Et puis l'essentiel, une transfiguration du réel.
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L'indicible féminin
Derrière le bleu plus profond de ses yeux, il y a la préférence désespérée pour les instants.
Odora di Femina
Tout respire l'odeur et garde son goût à même la terre nue.
Je n'aime pas ce ciel sans étoiles et sans lune.
D'ailleurs je n'ai jamais rien su de son désert d'expression.
Je préfère la très grande nouveauté des sensations-émotions hasardeuses.
C'est justement là, dans cette large avenue pleine d'échos, dans cette vibration plus secrète, qu'il faut donner voix aux étoiles.
Je veux voir les êtres et les paysages autour de la grande place libre de la vie, afin qu'ils aillent les uns et les autres jusqu'au bout de leurs lignes de fièvre.
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Il y a dans certains coins de cette forêt-monde un secret enfoui au plus profond.
Il est impossible de ne pas percevoir un chant d'étoile perdu et retrouvé dans un rectangle de nuit bleue.
Est-ce qu'il n'y a pas ici une dimension spirituelle et d'autre part, une réalité essentielle sous-jacente ?
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Les fenêtres blanches éclosent.
Puissent-elles amener l'aurore de vie,
bien loin du lieu où elles ont été perçues.
Leur matière poétique, c'est d'abord l'amitié innocente des mots de minuit.
Mais il en faut beaucoup pour que la lumière avance plus belle et plus nouvelle.
Les liens humains se côtoient. Et pendant ce temps, rôde une fin du monde oppressante autour d'eux.
C'est quoi écrire ? Qu'est-ce que ça change ? Mais il faut écrire tout ce qu'on peut écrire dans l'ombre et dans le soleil. Pour une idée, rien que pour une idée.
Il y a un artiste potentiel en chacun de nous.
Il y a surtout des lieux du regard pour qu'on puisse se rencontrer.
L'autre monde a ses forêts et ses sources : les nôtres.
Un matin de dimanche à Nice, entre une enfance et la vie d'adulte, j'ai projeté de partir en voyage vers le pays de Jonathan Livingstone.
La matière poétique, c'est ça : c'est ce qu'on transporte bien loin du lieu où elle a été perçue.
Est-ce qu'il n'y a plus d'existence pure ?
Est-ce qu'il n'y a plus de sable vierge ?
Le besoin d'absolu des hommes est tel
Qu'ils suivent une lumière imprécise, secrète
Jusqu'au plus profond de la nuit
Interaction des mondes : La circularité de l'interne et de l'externe.
Le secret sublime de l'altérité repose sur la conviction que la matière est une concrétisation de l'esprit.
Les annonciateurs de l'aube continueront leur projet, malgré la fragilité de leurs yeux de chair.
La connexion avec l'étendue intérieure est primordiale.
La beauté, la joie, l'amour ne sont pas l'apanage de la religion sécurisée et sécurisante.
Qu'elle était belle l'heure du rêve
Quand l'étrange étrangère était seule à bord,
Debout sur le pont et en allée avec la lumière et les formes noires.
Belle est la visiteuse de lumière
Qui ouvre un être nouveau sur l'aube.
Aucun alcool utopique, que je sache, n'a connu voyageuse secrète semblable.
Tout fut silencieusement pur.
C'est l'enfance de toutes les enfances du monde, où nous allons enfin nous perdre
dans tout l'amour de la pierre.
Enfance est le nom d'un pays de la Terre pure.
et qu'ils pourront un jour faire beaucoup l'amitié.
Les passagères de la nuit sont sublimées à chaque seconde
Par les regards que des ombres d'hommes posent sur elles
Tandis que le visage par lui-même exprime quelque chose d'éternel.
explorent la magique pureté de l'enfance
vers quoi tendent toutes les ailes du désir.
J'ai voulu faire une rencontre dans l'aube de n'importe quel paysage de la mort qui est dans la vie.
C'est toujours ce regard du repentir
qui nous porte à chaque seconde
comme au bout d'une nuit de soi-même.
Tout était figé dans l'instant encore sous l'émotion d'un éclat de lumière factice.
La croyance, c'est quoi ? C'est la connaissance que la connaissance préfère oublier.
L'esprit très aventureux de la nuit laisse parfois entendre la réalité spirituelle de cet univers.
Certes la corruptibilité des choses et des êtres se laisse happer par le dénouement de la mort.
Mais le visible n'est que l'apparence. Le ciel de la terre plonge cependant dans l'invisible et entre en dissidence.
Dans tous les cas, c'est la profonde unité métaphysique qui est en cause.
Nous ne savons pas rendre le métaphysique physique parce que nous ne savons pas atteindre l'invisible dans l'origine.
Sans doute recèlent-elles, par delà la réalité palpable, la part transcendante de la vie charnelle et temporelle.
Mortes jeunes de l'autre côté de la mort, avant la mort.
Elles sont surtout un dernier écho, après la mort des mers, à l'infinité.
Dans des temps futurs l'avant-naissance se répètera.
Où t'en vas-tu ? Parle-moi à l'oreille ; nous rions.
L'éclat des miroirs de la nuit m'a souri et, par la fenêtre des mots,
j'ai cru percevoir un lieu encore inexprimé.
comme une rue de Seine éclatante de lumière.
D'où venons-nous les uns vers les autres ?
...et métaphysiquement.
Rien n'est plus inventé, rien n'est plus spontané que l'amour.
L'imagination est éternité
L'impénétrable est dans la vie
L'espace où l'on crée, c'est l'étoile où quelqu'un nous attend.
Destination : L'Être inexploré !
Toujours les ailes repliées comme si elles avaient arrêté le voyage et étaient exclues.
L'image d'elles ne doit pas mourir comme une indécision des profondes nuits...
une incertitude des profondeurs de l'espace infini...
regarde le regard et le rêve d'un enfant de sept ans de toute la force de tes yeux.
et les centaines de milliards de galaxies où apparaissent des fleuves adolescents.
ce grand point de lumière qui résiste aux couchants,
que le temps n'est plus qu'un nid de désespérance.
Il ne reste plus que lui, le regret.
cette ombre vague d'un sourire déjà privé de quelqu'un.
La transparence native n'a pas disparue, elle existe quelque part.
Mais, car il y a toujours un mais...
Le brouillard hagard de la mort "invisibilise" cet état de pureté originel.
Et ce sera la capture du voyageur en immersion absolue dans l'ombre de l'ombre.
et ajoutons notre propre néant au néant.
la douleur sincère apparaît de plus en plus comme une douleur errante.
Que sait-on de la mémoire de ces couleurs de pierre ?
Ce contact froid de la pierre recèle un secret des sources.
Jamais les exilées de cette liberté native n'ont autant ressenti le retour du froid.
mais la mécanicité de notre monde
se heurte à sa propre inadaptation à l'invisible.
Les îles de la mer sont libres d'imagination,
mais elles ne savent où aller.
Pourquoi toutes ces soifs dans la soif ?
Comment auraient-elles pu savoir l'au-delà du monde ?
Elles se sont perdues dans les volutes d'une aurore quasiment insaisissable.
qui recommence tout, qui recommence la vie et qui plaque sa main contre notre épaule,
ce monde est d'abord le monde premier, un et nu, en chair et en esprit émotionnés.
elle précède l'invention du passage.
Le fantastique intérieur n'a pas d'autre origine.
nos émerveillements se rejoignent ?
Il y en a beaucoup, mais il n'y en a qu'un seul
qui s'enroule autour de notre cou : je l'ai vu traverser
par une route affamée de liberté
qui respirait la vie, le sein, la lèvre de l'aimée.
de l'île et du cri des vagues.
et chaque jour notre visage autour d'un autre visage est recommencé.
et si leurs messages sont réellement entendus
sans être déformés, ils seront compris partout.
L'impénétrable est dans la vie
Pourquoi est-ce qu'il n'y a plus de mer avant la mer ?
Pourquoi le doux petit cœur n'est plus en unité et en harmonie du Tout ?
comme cet oasis des visages féminins
auquel un passant avait cru furtivement.
ils verraient toujours en nouveauté la réalité qu'ils ont perpétuellement sous les yeux.
Quand il n'y aura pas d'autre vérité que le corps intérieur
Dans la longue île du moment présent
Quand nos regards s'enfonceront dans la nuit ouvrante
Jusqu'au matin entrelacé de bras éperdument amoureux
Quand le mot, le corps, le monde remonteront en enfance
Quand l'alcool de la chair traversera des mondes effrénés
Quand le sable femme redeviendra la pierre chair
Oh ! Je veux savoir où finit l'ombre brûlante de son cou, où commence l'eau calme des épaules
Mes lèvres s'efforceront de la toucher, comme une sorte de liberté native soudaine, totale
La musique m'apparaît comme un signe avant-coureur.
L'homme est en route vers un être d'avant le temps.
Il y a toutes les chances mais nous ne le savons pas.
Tout est neuf et sans cesse renouvelé.
Si les hommes avaient douze ans en puissance,
la liberté serait un mot d'aurore
et tout pourrait être changé de ce qu'ils sont.
Le temps d'apprendre à attendrir du bleu, il est déjà trop tard.
La promesse du ciel s'engouffre dans une mince fente d'infini.
Ne dites pas que tout est en exil, noyé dans le disparate chaotique.
et d'espaces émouvants qui semblent sortir des grandes aubes.
Et il ressort une immensité de promesses.
Tout, dans cette chaude présence de l'Autre est amour en premier.
Il est l'heure d'un monde sans raison et contraire à la raison.
La liberté surtout des cerfs-volants sur la plage !
C'était le bain lustral d'une couleur différente de toutes les autres couleurs.
Il n'y a rien à comprendre et tout à ressentir.
C'était cette oasis des visages féminins à laquelle un passant avait cru furtivement.
Elle tient dans ce goût des rencontres improbables rue des Ursins ou rue des Chantres.
qui pouvaient me conduire jusqu'à la rue de L'Abreuvoir.
La naissance est un mouvement d'arrachement,
mais il ne devrait rien subsister de cette expulsion violente
car l'amour est un mouvement de communion.
Ils n'ont jamais regardé que l'étoile née d'eux-mêmes dans une merveilleuse coulée d'argent.
Un moment le sable plat et le nuage alourdi se sont touchés au plus haut.
mais du temps
et tout devrait être impossible et lointain ; ou bien ces intelligences sont endogènes
mais elles ne sont pas encore venues au monde
et l'aube est encore loin et, si tel est le cas, l'imagination fait naître ce qui n'est pas encore.


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